Remettre la mobilité au cœur de la transition énergétique

L'aménagement centré sur la voiture pousse les ménages à favoriser les trajets automobiles, faisant ainsi augmenter la demande pour des infrastructures routières. Voilà le cercle vicieux du "tout voiture", dont beaucoup de territoires tentent de s'extirper. Or, si les villes denses adoptent de plus en plus des solutions multi et intermodales et des mobilités douces, quelles sont les pistes d'action à portée des territoires périurbains et ruraux ? Dans sa note "Mobilité, Energie et Développement local. Quelle mobilité pour des territoires à énergie positive ?", le CLER, réseau pour la transition énergétique, évoque plusieurs pistes : développement du télétravail et création de tiers lieux, optimisation de la logistique ou encore utilisation plus rationalisée des véhicules...  

La note, publiée en partenariat avec l'ADEME et la Caisse des Dépôts, souligne la nécessité de considérer la mobilité comme une composante incontournable de la transition énergétique, une vision illustrée par les neuf retours d'expérience du document. La ville de Mortagne-sur-Sèvre, en Vendée, a ainsi mis en place une station de distribution de biométhane, en partenariat avec des agriculteurs, qui alimente les foyers de 2100 habitants et des usines agroalimentaires alentours.  À Toulouse, Montpellier et Nice, la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Alternmobil propose des services de livraison en véhicules électriques.

Alors que la vulnérabilité et la dépendance énergétiques apparaissent comme des questions de plus en plus pressantes, les initiatives déroulées dans ce guide montrent que la mobilité durable représente un levier de développement économique et de partenariats.