Pas de repos dans la maison connectée

Pour déterminer ce qu’une maison connectée pouvait révéler de sa vie quotidienne, la journaliste Kashmir Hill a connecté les objets de son appartement à un routeur lui permettant de centraliser et surveiller les données produites. Mais pour réaliser cette expérience, une difficulté inattendue s’est présentée : orchestrer l’ensemble de ces appareils. 

En plus de passer plusieurs heures à installer, régler et faire communiquer entre elles des applications de contrôle, la journaliste a dû racheter un certain nombre d'objets qui n’étaient pas compatibles avec le système de gestion qu’elle avait choisi. Dans la course à la maison connectée, les principaux acteurs engagés ont noué des partenariats et racheté des sociétés d’objets connectés, dans le but de s’imposer comme gestionnaire unique de ces services. Sur un marché estimé à 27 milliards USD d’ici 2021, Amazon avec Alexa ou encore ses serrures contrôlées à distance et Google avec son assistant Google Home semblent en tête, mais d'autres acteurs proposent des systèmes alternatifs.

L’habitat de demain sera connecté, durable et inclusif nous annonce Madyness. A l’heure où les innovations domotiques et les maisons à énergie positive se multiplient, on peut s’interroger sur la capacité de ces tendances à cohabiter. La maison connectée, bardée de capteurs et nécessitant le rachat de produits actualisés, est en effet loin d’être écologique et à la portée de tous.