L’intensification d'usages, clé d’une ville plus écologique ? 

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Et si l’intensification d’usage des lieux était la clé de villes plus écologiques ? Crèches, salles de sport, espaces de réunion : créer des lieux pouvant être utilisés pour différentes activités aurait pour incidence de moins avoir à construire. Associé à une politique de densification urbaine, cela peut également être une manière de lutter contre des déplacements inutiles, coûteux en énergie, mais également de limiter l’étalement urbain et la disparition des terres arables. Cette intensification permet également d’améliorer l’efficacité de la logistique urbaine, qui pèse sur la facture écologique des territoires.

Un ensemble d’outils et de mesures peuvent y concourir. Cette semaine, l’Usine Digitale évoquait Kettle et Spacious, deux startups ayant noué des partenariats  avec des restaurants new yorkais afin de convertir en espaces de coworking des salles vides en dehors des heures de restauration. Un business model qui montre que l’intensification de certains usages est simple et économiquement attractive. Cette volonté de repenser la place d’espaces peu usités se retrouve également dans le scénario extrême “zero excess capacity”, imaginé par la Fing dans son programme SoftPlace. Dans ce scénario, le Grand Paris mettrait en place une politique stricte de lutte contre la vacance, contraignant les propriétaires à trouver un usage aux espaces inoccupés pendant plus de deux heures.

Pour l’instant particulièrement développée dans le coeur des villes, dans les espaces déjà denses et dans lesquels se croisent une multitude d’usages urbains, cette intensification ne peut se concevoir seulement de manière isolée.