L'Etat, moteur dans le déploiement du plan vélo ?

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Le gouvernement a présenté, ce vendredi 14 septembre, le Plan vélo, destiné à tripler la part de déplacements quotidiens à vélo d’ici à 2024. Pour convaincre de futurs utilisateurs, 25 mesures seront mises en place dès 2019. Parmi ces mesures, des aides financières avec le “forfait mobilité durable” qui proposera aux employés une indemnité pour les déplacements domicile-travail à vélo, non cumulable avec l’aide aux transports en commun, allant jusqu’à 400 euros par an. Cette mesure restera facultative pour toutes les entreprises du secteur privé, mais mise en place dès 2020 pour tous les agents de la fonction publique, ce à hauteur de 200 euros. Les entreprises mettant en place une flotte de vélos pour leurs salariés pourront également déduire une partie des frais engagés de leurs impôts sur les sociétés. D’autre part, la mesure prévoit la généralisation du double sens cyclable en ville ainsi que les sas vélos en amont des feux tricolores. Le plan prévoit également de s’investir dans l’éducation du jeune public à la conduite du vélo.

L’État a annoncé un investissement de 50 millions d’euros par an sur sept ans. Une somme équivalente à moins d’un euro par habitant par an, largement en deçà des budgets annuels de villes comme Nantes, Grenoble ou Paris qui investissent entre 9 et 12 euros par habitant, et des 200 millions d’euros par an attendus par la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette).

Ailleurs, certaines villes innovent pour mettre le cycliste en situation de confort d’usage et de sécurité. C’est le cas de Bâle en Suisse qui a densifié ses infrastructures cyclables et soigné sa signalisation pour une lecture claire et anticipée des directions et des distances. Renforcer l’intermobilité vélo-train par la mise en place de moyen de stationnement (arceaux, garages à vélos sécurisés) près des gares est une solution qui a déjà fait ses preuves en Allemagne et aux Pays-Bas. La ville de Séville, a consulté les usagers pour évaluer les risques et le confort souhaité pour leurs pistes cyclables avant de les protéger en conséquence.

Pour être à la hauteur de ses ambitions et augmenter la part de déplacements à vélo, le gouvernement français veut à travers ce Plan vélo lancer une dynamique. Chaque collectivité devra ensuite identifier et adapter sa stratégie cyclable.