Enraciner la nature en ville

Puisque les arbres permettent d’absorber le CO2 et la végétation de lutter contre les îlots de chaleur, pourquoi ne pas en recouvrir nos bâtiments et créer d'authentiques villes vertes ? Plusieurs projets de bâtiments-forêts augurent ainsi, de Milan à Singapour, densification et reconnexion des villes avec la nature. 

D’importantes limites techniques se posent toutefois : faire pousser un arbre nécessite des systèmes d’irrigation adaptés et, surtout, de créer des balcons capables de supporter leur poids. Pour l’aménagement du Bosco verticale, à Milan, les arbres ont même été installés grâce à des hélicoptères. Les coûts de construction prohibitifs de ces bâtiments verts expliquent qu’ils soient pour l’instant réservés aux logements de haut standing. 

Comment alors développer des villes plus vertes pour tous ? 

Lors de la conférence "Les villes vertes de demain : utopie ou réalité ?" organisée par l'antenne étudiante du Programme des Nations unies pour l'environnement à la Sorbonne, le 7 mars dernier, Virginie Marchal et Marissa Plouin, chercheuses au sein de l'OCDE rappelaient que de nombreuses synergies existaient entre politiques sociales et environnementales, et que l'enjeu était d'outiller les gouvernements locaux sur ces sujets.

L’Union Nationale des Entreprises du Paysage en la personne de Catherine Muller en donnait un exemple bienvenu. Les données issues de  son Observatoire des villes vertes  montrent que, bien que la présence de nature en ville ait des impact positifs significatifs sur la santé publique, les liens entre les services "santé" et les services "espaces verts" des municipalités sont aujourd'hui quasi inexistants. Des modalités de gouvernance à explorer ?