Les bâtiments sont-ils prêts à résister au réchauffement climatique ?

Cette semaine, une projection a particulièrement attiré notre attention : d’ici 2050, les besoins en refroidissement dépasseront les besoins en chauffage. Alors que les températures parisiennes pourraient par exemple, d’ici cette date, atteindre les températures actuelles du sud de l’Espagne, les systèmes de climatisation pourraient se généraliser dans les pays les plus chauds comme dans les pays aujourd'hui tempérés. 

Les fabricants travaillent à rendre les systèmes de refroidissement plus efficaces énergétiquement. Mais l'augmentation des températures moyennes et la multiplication des vagues de températures extrêmes, qui vont sortir les bâtiments et leurs occupants de leur zone de confort et les rendre vulnérables, appellent surtout des efforts d'adaptation du bâti. 

Des tentatives se profilent. La municipalité de Sion, ville de Suisse où la hausse moyenne des températures a été la plus importante sur ces 20 dernières années, avec une augmentation de plus d'un degré, a mis en place des mesures pour végétaliser davantage les espaces publics et a conçu, en collaboration avec la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève, un guide d’aménagement à destination du secteur privé, donnant notamment des conseils pour la végétalisation des bâtiments. 

Dès 2009, Steven Chu, prix Nobel de Physique, conseillait aux villes de repeindre en blanc le plus de surfaces possibles pour réfléchir les rayons du soleil. Il n’existe cependant pas de solution miracle. La pollution ou le niveau d’humidité peuvent par exemple atténuer le réfléchissement de lumière solaire induite par un revêtement clair. Il s’agira alors d’adopter la plus grande diversité de solutions possibles pour créer des espaces résilients, une voie déjà adoptée par les villes éponges, que nous évoquions dans un précédent kiosque.