Notre équipe mène une enquête tous les deux mois sur "les dessous de l'innovation". Ces enquêtes du Lab entendent apporter un regard précis et critique sur les innovations territoriales mises en oeuvre à travers le monde sur une même problématique  : quelle est la diversité des réponses apportées ? Où se trouvent les propositions de valeur ? Quels impacts

 

ces innovations produisent-elles sur les usages et les écosystèmes dans lesquelles elles s’inscrivent ? La saison 2017 des enquêtes est lancée ! Nous avons proposé à nos membres six premiers sujets sur lesquels lancer nos investigations dans les prochains mois. Rendez-vous fin février pour la première publication ! Toutes les enquêtes du Lab sont produites sous licence Creative Commons

 

 

 
 

Les villes à l'épreuve de la technologie

 
 

 

Oakley et Singapour se rêvent en “testbeds” pour le véhicule autonome. Paris et Copenhague expérimentent des “living labs” sur des sujets aussi variés que la santé (Copenhagen Living Lab) et la participation citoyenne (Liberté Living Lab). Les grandes entreprises ne sont pas en reste, comme le rappelle Google avec son Sidewalk Labs. En devenant laboratoires pour des technologies de rupture, les villes donnent l’occasion à leurs habitants de se faire bêta-testeurs, et s’offrent une belle opportunité de marketing territorial. Comment une technologie de pointe s’insère-t-elle dans un tissu urbain complexe ? Comment les usagers finaux réagissent-ils à une nouvelle offre imaginée en laboratoire ou en usine ? Derrière les effets d’annonces, cette analyse propose de passer en revue ces processus expérimentaux in situ et de les positionner sur une grille commune : quelles modalités d’évaluation ? quelle implication des habitants ? etc.

 

Quelles coopérations public - privé à l'ère de la data ?

 
 

 

Après une montée en puissance fulgurante qui n’a pas manqué d’inquiéter l’acteur public, les acteurs du numérique semblent aujourd’hui faire les yeux doux aux territoires, et nouent de plus en plus fréquemment des partenariats avec des collectivités pour échanger leur data. Uber a largement communiqué autour de ses partenariats avec des agences de mobilité américaines, Waze multiplie lui aussi les accords (Versailles Grand Parc, Rio De Janeiro, Barcelone…) dans le cadre de son programme Connected Citizen quand Strava monnaye ses données auprès des villes nord-américaines. Alors que ces données émanent de nouveaux acteurs privés, cette enquête analyse les enjeux de ces échanges de données B2T (business to territories) pour le champ des services publics.

 

 
 

La mobilité comme service, au-delà du concept, où se trouvent les usages ?

 
 

 

Une super appli multimodale et intermodale ou un forfait de mobilités qui intégrerait tous les modes de mobilité sur un territoire, voire d’autres services annexes, depuis l’information jusqu’au paiement... Cet “horizon ultime” n’est plus vraiment interrogé. Helsinki et Los Angeles y sont quasiment parvenus. Moovel et Citymapper ont convaincu les usagers là où l’offre n’existait pas encore. On rêve depuis longtemps d’intégrer tous les services de mobilité sur une interface unique, car cette intégration est perçue comme une condition sine qua non pour faire concurrence à la voiture individuelle. Cette intégration totale répond-elle aux usages réels des individus ? Suffit-elle à faire évoluer les usages par rapport à la voiture individuelle ? Et quels différents niveaux d’intégration existent aujourd’hui pour les projets les plus avancés ?

Cette analyse propose de faire le point sur les meilleures pratiques et d’interroger les premiers retours d’usage disponibles.

 

 
 

Habitat en Partage, quels besoins, services et modèles pour des lieux de vie en commun ?

 
 

 

64% des Français plébiscitent les services d’entraide entre voisins, 49% sont intéressées par la livraison à domicile de produits des commerçants locaux, 45% demandent que soient créés des espaces partagés, tels que des jardins. Imaginer des services communs pour des résidences, des habitats collectifs voire des quartiers, c’est à la fois rationaliser les budgets et l’espace, tout en répondant à une demande de service partagés. Des réseaux sociaux d’entraide de voisinage (Peerby) aux équipements et espaces partagés (WeLive) et son coworking, quels sont les services et les espaces qui peuvent être mutualisés ? Avec quel modèle économique et quels principes de gouvernance partagés ? Dans cette analyse, nous dresserons une typologie des partages et mutualisations dans le logement en nous intéressant à chaque fois aux types de partage, aux profils sociologiques adressés et au modèle économique des dispositifs.

 

Nouveaux espaces hybrides et écosystèmes pros : qu’est ce que le travail peut rendre à la ville ?

 
 

 

Des espaces qui accueillent différents types d’activités selon les heures de la journée (Stream building à Paris), des lieux d’innovations qui investissent d’anciennes friches (Darwin à Bordeaux, Ponyride à Detroit), des espaces de coworking qui revitalisent des quartiers en déréliction (Betahaus à Berlin, Millenium Mills à Londres) ... Les nouveaux lieux de travail sont aussi des lieux d’émulation territoriale, qui encouragent de nouvelles formes de collaboration et d’expérimentation. Comment faire en sorte que les innovations sortent des murs des espaces de travail partagé ? Que peuvent-ils apporter au quartier dans lequel ils s’implantent, et qu’est ce que peut leur apporter le quartier réciproquement ?

 

Le crowdfunding est-il l’avenir du développement urbain ?

 
 

 

Energies renouvelables (LumoElectricChain), agriculture (Bluebees), et même mobilité (Locomore) : la finance participative s’invite dans les politiques publiques. Elle propose de faire avancer plus vite des projets d’avant-garde, en impliquant les citoyens, quitte à court-circuiter parfois la puissance publique. Ou alors c’est la collectivité qui boucle ses projets en faisant appel aux finances de ses administrés (Collecticity) !  En ces temps d'étranglement économique, ces démarches sont-elles des solutions pour la fabrique de la ville ? Peut-on financer des projets comme on lance de nouveaux produits ? Si tel est le cas, quels en sont les bénéfices et où sont les limites ?

Cette analyse propose d’explorer les différents modèles (crowdlending, equity crowdfunding, prêt...) et de caractériser pour chacun les opportunités et les risques pour les acteurs traditionnels.